Les évolutions futures du Web
Suite au billet d’Arnaud Meunier sur ce sujet, je souhaitai réagir et vous faire partager ma vision des choses.
Pour ma part, je pense que les améliorations prochaines (sans parler de « révolutions ») seront celles de l’appropriation et l’accessibilité du contenu par chacun d’entre nous d’une manière encore plus intuitive qu’aujourd’hui.
D’ailleurs, on commence déjà à généraliser les vecteurs de cette évolutions :
- Technologies utilisées : Adobe Air, Microsoft Silverlight, HTML5, …;
- Supports (Hardware) : livre numérique, tablet, Surface, Smartphone et autres interfaces tactiles;
Les études de plus en plus pointues permettrons encore d’avancer sur l’ergonomie des sites/services (Apple est un des exemples assez concret) mais aussi des systèmes d’exploitation. Les périphériques pourront aussi partager directement leurs informations sur le net, comme avec cette exemple : Nokia Point and Find.
La recherche sémantique, et plus largement le Web sémantique s’inscrivent eux aussi dans ces évolutions. Aujourd’hui c’est encore une génération « branchée » qui s’accapare ces nouvelles technologies. L’enjeu sera bien de généraliser l’utilisation du Web dans la vie quotidienne, pour toutes les générations, mais aussi civilisations (Google l’a d’ailleurs bien compris).
Le Web sera certainement encore plus central qu’aujourd’hui d’un point de vue du consommateur. En revanche, pour les entreprises, ce sera surement différent.
Certes les informations seront centralisées sur des serveurs, mais ce ne sera pas une évolution prochaine puisque les CRM et ERP existe déjà. Je viserais plus sur le Web comme « canal de transport » des informations de sources multiples. Trop de prologiciels ou développements spécifiques sont mis en place dans les entreprises pour qu’ils soient portés sur Internet. En revanche les systèmes communiqueront de plus en plus ensemble afin de regrouper ces informations mais aussi de les cloisonner. C’est le principe des solutions P2P (comme Microsoft Office Groove par exemple
). Cela permettra de limiter les couts de bande passante, d’augmenter la sécurisation des données et garantir la confidentialité de celles-ci. L’autre avantage sera de permettre la mobilité (soit le télétravail) des travailleurs dans un contexte environnemental préoccupant.
Cela sera d’autant plus vrai que la valeur ajouté d’une société sera les connaissances acquises et non plus essentiellement sur la productivité.
Et vous qu’en pensez vous ?




Les services de Google sont de plus en plus nombreux et, toujours plus, tournés vers une 
Depuis quelques jours, les bloggeurs de chez 
Olivier Girault 13:47 on 4 juin 2008 Permalien
Ton dernier paragraphe soulève bien des questions en effet et même plus large que les TIC: Faut il toujours aller au moins cher, y compris quand on joue sa propre sécurité?
En tout cas, merci Martin pour ce débat
Martin 11:37 on 4 juin 2008 Permalien
Lorsque je partage mon expérience de Google Apps et de ma satisfaction générale de ce service (malgré les défauts qu’il peut connaître), je précise généralement qu’il s’agit d’une entreprise située hors UE, et que par conséquent la CNIL recommande la prudence en matière d’informations personnelles.
Or, les informations personnelles sont définies par la CNIL de manière très large, puisqu’il s’agit aussi des adresses email. De plus, la CNIL recommande de limiter les données transmises aux entreprises hors UE au strict minimum. Par exemple, pour une filiale française d’un groupe étatsunien, la CNIL recommande de ne pas transmettre les fiches de paie à la maison-mère, celles-ci comportant, outre le nom et la fonction, la date de naissance, ainsi que le numéro de sécurité sociale.
On l’a vu dans l’affaire des renseignements fournis par les compagnies aériennes européennes aux autorités américaines : les informations transmises sur les citoyens européens dépassent très largement le cadre de simples contrôles d’identité, mais consistent à mettre en place de véritables fichiers mondiaux de renseignements détaillés sur les citoyens non américains, par les Etats-Unis. Si l’on rajoute à cela les lois liberticides telles que le Patriot Act, dont il est mention dans l’article mis en référence, il devient effectivement important de choisir ses prestataires informatiques en fonction de leur nationalité, et de privilégier les prestataires de l’UE.
Cependant, le prix du dollar en chute libre, et les sociétés américaines profitant d’une culture d’investissements massifs dans les nouvelles technologies, il devient difficile de justifier de se priver de services tout à fait pertinents, performants et utiles dans le cadre d’une méfiance vis-à-vis des autorités américaines alors qu’il s’agit en principe d’un pays allié.
Olivier GIRAULT 09:21 on 4 juin 2008 Permalien
Bonjour Martin et merci pour ton commentaire
Google étant une entreprise basée aux USA, les craintes sont automatiquement transposées à celle-ci. Mais tu as raison de le préciser. Je pense qu’on ne ferait pas les mêmes critiques si ces entreprises étaient basées dans certains autres pays… Mais ce n’est malheureusement pas des suppositions qui nous ferons avancer les choses…
Pour Mosanto, il est certain que ce n’est pas le thème de cet article et j’ai l’impression que nous avons des opinions très opposées sur ce sujet…
Martin 23:03 on 3 juin 2008 Permalien
L’affaire que tu cites, à savoir la plainte d’un salarié d’une université canadienne pour le non respect de la confidentialité de ses communications du fait de la délocalisation de la gestion des emails dans un pays où cette confidentialité ne peut être garantie (les Etats-Unis), est effectivement un problème et j’en ai déjà eu conscience lorsque j’ai souscrit aux services de Google Apps.
Néanmoins, cette affaire ne montre pas la méfiance envers Google, mais envers les autorités américaines qui exploitent des lois liberticides et irrespectueuses des libertés, en particulier à l’égard des étrangers.
Quant à Monsanto, le reportage auquel tu fais allusion était pleinement à charge où Monsanto était présenté comme le méchant sur la base de rumeurs, d’une part, ou même dans les situations où il était victime de contrefaçon et trouvait tout de même moyen de négocier à l’amiable avec les contrefacteurs plutôt que de les ruiner en procès et dommages et intérêts. Mais cela reste hors sujet avec le sujet initial, non ?
Olivier GIRAULT 21:53 on 28 mai 2008 Permalien
Bonsoir Ange,
Merci pour ton commentaire et pour ton article
@ bientôt
Ange 20:51 on 28 mai 2008 Permalien
Bonjour Olivier,
Merci pour le lien et pour cette intéressante réflexion sur les problématiques de confidentialité. J’en profite pour m’abonner à ton flux.
Au plaisir de te lire,
Ange